Sortie

Un séjour de trois nuits en refuges, avec acclimatation progressive

Trois nuits qui montent peu à peu, de 1 900 à 2 900 m, de refuge en refuge : le rythme qui laisse le corps s'habituer à l'altitude, les signes à connaître, ce qu'on ne fait pas, et la liste de matériel pesée pour 1 à 6 personnes.

Durée3 nuits (réglable : 2 à 5 nuits)
SaisonÉté
Altitude1800 à 3000 m
DifficultéMoyenne
Par jour6 à 12 km · 700 m D+
Marche4,5 h par jour
Groupe1 à 6 pers.
Nuit attendue2 °C
Mon sac (0)

Préparer la sortie

Pourquoi monter peu à peu
Le corps met des jours à s'adapter à l'air plus pauvre en oxygène. Monter vite, de la plaine à un refuge à 2 900 m en une journée, expose au mal aigu des montagnes : maux de tête, nausées, fatigue inhabituelle, vertiges, sommeil perturbé. Un séjour en refuges permet de laisser du temps : on dort un peu plus haut chaque nuit, et l'on passe la journée où l'on veut.
Les repères de la Wilderness Medical Society
Selon les recommandations de la Wilderness Medical Society reprises par le National Park Service américain, en haute altitude (au-dessus de 2 500 m), on ne gagne pas plus de 500 m d'altitude de couchage par jour et l'on prévoit une journée de repos, sans gain d'altitude de couchage, tous les 3 à 4 jours. Ce sont des repères pour réduire le risque, pas une garantie : certaines personnes réagissent mal malgré tout, d'autres non, sans lien avec la forme physique.
Un exemple de trois nuits
Une nuit à 1 900 m, une deuxième à 2 400 m, une troisième à 2 900 m : chaque nuit monte de 500 m au plus par rapport à la précédente. On peut monter plus haut dans la journée et redescendre dormir, c'est le principe de « monter haut, dormir bas » : la journée du deuxième jour peut dépasser 2 700 m, la nuit se passe en dessous. Ce n'est pas un programme à suivre à la lettre : réglez-le sur vos refuges, votre forme et votre groupe.
Ce que la liste compte
La liste se règle de 2 à 5 nuits. Elle donne le sac de refuge en refuge, sans tente ni réchaud : un sac de 40 litres environ, un drap de sac, des vêtements pour la journée et la nuit, un pique-nique. Les repas du soir et du matin sont servis au refuge : la ligne « Vivres » du poids les compte tous, et le sac réel est plus léger, de l'ordre de deux kilos par personne, de ce que le refuge sert (trek en refuges).
Réserver et arriver tôt
Chaque nuit se réserve auprès du refuge, avec la demi-pension. Arrivez en début d'après-midi : un temps pour boire, manger, se reposer, et regarder comment on se sent. Pour les règles et la période de gardiennage, voir notre fiche refuge non gardé.
Ce que ce séjour n'est pas
Il ne prépare pas un sommet de 4 000 m ni une expédition : les repères donnés ici s'arrêtent à 3 000 m environ, et la haute altitude au-delà demande un avis médical et un encadrement. Aucune règle d'un site ne remplace ce que l'on ressent : en cas de doute, on redescend.

La liste à cocher, pesée

Cochez ce que vous emportez : les quantités et les poids se recalculent selon le nombre de personnes et de nuits. Le matériel commun (tente, réchaud, trousse) est compté une fois pour le groupe.

Personnes
2
de 1 à 6
Nuits dehors
3
de 2 à 5

Sac et portage3,5 kg

  • 2 × 1,4 kg2,9 kg
  • 2 × 160 g320 g
  • 2 × 120 g240 g

Couchage440 g

  • 2 × 220 g440 g

Cuisine450 g

  • 450 g

Eau360 g

  • 2 × 180 g360 g

Vêtements4,4 kg

  • 2 × 250 g500 g
  • 2 × 380 g760 g
  • 2 × 380 g760 g
  • 2 × 350 g700 g
  • 2 × 200 g400 g
  • 2 × 500 g1,0 kg
  • 2 × 160 g320 g

Sécurité et santé980 g

  • 280 g
  • 2 × 30 g60 g
  • 2 × 80 g160 g
  • 2 × 220 g440 g
  • 2 × 20 g40 g

Orientation et énergie900 g

  • 2 × 170 g340 g
  • 160 g
  • 2 × 200 g400 g

Hygiène520 g

  • 2 × 30 g60 g
  • 2 × 80 g160 g
  • 2 × 150 g300 g

Divers130 g

  • 2 × 50 g100 g
  • 30 g

Porté sur soihors sac

  • × 2—
  • × 2—
  • 2 × 450 g900 g
  • × 2—

Consommables calculés8,8 kg

  • Eau au départ1,5 L par personne, à compléter aux points d'eau3 L3,0 kg
  • Vivres3,5 jour de nourriture sèche par personne, à 450 kcal pour 100 g2,9 kg/pers.5,8 kg

Mêmes règles que nos calculateurs : eau, calories et nourriture (porteur de référence de 70 kg). Affinez-les avec vos propres chiffres.

Poids de base, par personne5,8 kgléger
Consommables, par personne4,4 kgeau, vivres, gaz
Sac au départ, par personne10,2 kg15 % d'un porteur de 70 kg
Pour tout le groupe20,5 kg+ 900 g porté sur soi

Poids repères : valeur médiane des fourchettes de nos listes de matériel ; pesez votre propre matériel. Le repère de 20 % du poids du porteur et les classes de poids de base (ultraléger sous 4,5 kg, léger sous 6,8 kg) sont ceux de notre calculateur de poids du sac. « Ajouter la liste à mon sac » envoie votre part (matériel commun divisé par le nombre de personnes) dans Mon sac, où vous cochez au fur et à mesure du rangement.

Le matériel, détaillé

Pourquoi chaque pièce compte, de l'indispensable au confort, et ce qu'il faut regarder en l'achetant :

IndispensableSac à dos de 40 à 50 litresSac et portage · repère 1,4 kg

Assez grand pour trois ou quatre jours avec un matériel compact, trop petit pour une autonomie d'une semaine : le volume se choisit après avoir posé toute la liste sur le sol.

Voir sur Amazon.frNotre guide : comment choisir
IndispensableDrap de sacCouchage · repère 220 g

Beaucoup de refuges et de gîtes demandent un drap de sac pour dormir dans leurs couvertures : la soie ou la microfibre pèse 100 à 250 g et sèche vite. Le gardien dit ce qui est fourni.

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IndispensablePapiers, espèces et carte bancaireDivers · repère 50 g

Beaucoup de refuges n'ont ni terminal de paiement ni réseau : demandez à la réservation comment régler, et gardez des espèces dans une pochette étanche.

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IndispensableGourdes ou poche à eau (2 à 3 L)Eau · repère 180 g

En altitude on boit plus qu'on ne le croit : le vent sec et l'effort assèchent. Comptez 0,35 à 0,8 L par heure de marche selon la chaleur et la montée, avec une réserve de 0,5 L.

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IndispensableLampe frontale et piles de rechangeOrientation et énergie · repère 170 g

Pour un départ avant l'aube ou un retour tardif : une puissance de 300 lumens environ éclaire un sentier, la lumière rouge préserve la vision de nuit.

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IndispensableCarte au 1:25 000 et boussoleOrientation et énergie · repère 160 g

En haute montagne, le brouillard efface le sentier en quelques minutes : la carte permet de repérer les échappatoires, la boussole de tenir un cap quand l'écran s'éteint.

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IndispensableTrousse de secours légèreSécurité et santé · repère 280 g

Pansements, bande, désinfectant, pansements contre les ampoules, vos médicaments personnels : une trousse pour le groupe, adaptée à la sortie.

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IndispensableCouverture de survie et siffletSécurité et santé · repère 80 g

Une soixantaine de grammes pour se protéger du froid et du vent en attendant les secours, et se faire entendre sans s'épuiser.

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IndispensableLunettes de soleil de catégorie 3 ou 4, crème solaire et stick à lèvresSécurité et santé · repère 220 g

L'OMS rappelle que le rayonnement ultraviolet augmente avec l'altitude, l'air plus mince en absorbant moins, et que la neige le réfléchit : lunettes enveloppantes, crème à renouveler et protection des lèvres sont indispensables au-dessus de 2 500 m.

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IndispensableVeste imperméable et coupe-vent à capucheVêtements · repère 380 g

La couche qui protège de la pluie et du vent doit se mettre sans retirer le sac : capuche réglable couvrant le casque ou le bonnet, ouvertures sous les bras, poches accessibles sous la ceinture.

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IndispensableDoudoune légèreVêtements · repère 350 g

On marche chaud et on s'arrête froid : au sommet, au col, à la pause de midi, la doudoune se glisse sous la veste en une minute. Compressible, elle tient peu de place.

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IndispensableBonnet et gants chaudsVêtements · repère 200 g

À 3 000 m, par vent, le ressenti passe vite sous 0 °C même en été : un bonnet qui couvre les oreilles et des gants chauds se portent au sommet et à l'arrêt.

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IndispensableHaut et sous-vêtements secs pour la nuitVêtements · repère 500 g

Un jeu de vêtements secs, réservé au sommeil : le refuge est rarement chauffé en dehors de la salle commune, et le sommeil en altitude est déjà léger.

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IndispensableChaussettes de rechange (2 paires)Vêtements · repère 160 g

Une paire sèche chaque jour limite les frottements : on lave le soir, on fait sécher accroché au sac le lendemain.

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IndispensableChaussures de randonnée montantes à semelle crantéePorté sur soi

Sur pierriers, névés et sentiers raides, une semelle rigide et crantée et une tige qui maintient la cheville comptent plus que le poids. Elles doivent être rodées avant la sortie.

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PratiqueSac étanche intérieur pour le couchageSac et portage · repère 160 g

Une housse de pluie ne protège pas le dos du sac : un sac étanche à l'intérieur garde le sac de couchage et les vêtements de nuit au sec, quoi qu'il arrive.

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PratiqueHousse de pluie pour le sacSac et portage · repère 120 g

Elle protège le tissu du sac de l'eau qui l'alourdit ; elle ne remplace pas un sac étanche pour le couchage et les vêtements secs.

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PratiqueBouchons d'oreilles et masque de nuitHygiène · repère 30 g

Un dortoir de refuge n'est jamais silencieux : ronflements, départs à l'aube, fermetures éclair. Des bouchons en mousse et un masque pèsent trente grammes et sauvent la nuit qui précède la grande étape.

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PratiqueChaussons ou sandales légères pour le refugeVêtements · repère 250 g

On ne garde pas ses chaussures de marche à l'intérieur d'un refuge : une paire légère, qui se glisse au fond du sac, repose aussi les pieds après l'étape.

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PratiqueServiette microfibreHygiène · repère 80 g

Les refuges ne fournissent pas de serviette : la microfibre sèche vite accrochée au sac et se range dans un petit volume.

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PratiqueBouteille isotherme (boisson chaude)Cuisine · repère 450 g

Pas de réchaud sur une sortie à la journée : une boisson chaude préparée le matin donne du réconfort au col ou au sommet, et aide à ne pas se refroidir à l'arrêt.

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PratiqueBatterie externe, câble et téléphone chargéOrientation et énergie · repère 200 g

Le téléphone est un moyen d'alerte et de carte ; le froid vide les batteries : on le garde dans une poche intérieure, pas dans le sac.

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PratiquePansements contre les ampoulesSécurité et santé · repère 30 g

Un pansement posé dès la première zone chaude évite l'ampoule ; on les garde à portée, pas au fond du sac.

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PratiqueBâtons de randonnéePorté sur soi · repère 450 g

Ils soulagent les genoux en descente et aident à l'équilibre sur un sentier raide ; sur une neige dure ou un névé, ils ne remplacent ni piolet ni crampons et n'arrêtent pas une glissade.

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Liens d'affiliation, sans surcoût pour vous. Recherches par caractéristiques, pas des recommandations de modèles ; les prix varient selon la saison.

La journée type

  1. 7 h
    Petit-déjeuner au refuge

    On boit, on mange, on contrôle la prévision de la journée au tableau du refuge ou auprès du gardien. On note comment on a dormi : mal de tête, nausée, fatigue anormale ?

  2. 8 h 30
    Départ léger

    Une journée d'acclimatation se fait sans bagages : on monte plus haut que le refuge avec un sac léger, pour revenir dormir à la même altitude ou en dessous.

  3. 10 h 30
    Point haut de la journée

    On monte lentement, au rythme où l'on peut encore parler. On boit à chaque pause, on regarde comment chacun va. On ne force pas : si un signe apparaît, on s'arrête.

  4. 12 h
    Pique-nique

    Un repas à l'abri du vent, loin des crêtes. Couches chaudes sur le dos : à l'arrêt, le froid saisit vite.

  5. 14 h
    Retour au refuge ou descente

    On descend en douceur ; la descente fatigue les genoux. On redescend dormir plus bas si quelqu'un se sent mal.

  6. 16 h
    Repos

    On se repose, on boit, on mange. Pas d'effort supplémentaire : la fatigue de l'altitude se paie en sommeil.

  7. 19 h
    Dîner de demi-pension

    Repas chaud, on boit, on évite l'alcool en excès. Le gardien donne la météo du lendemain.

  8. 21 h
    Au dortoir

    Bouchons d'oreilles, frontale rouge, affaires du matin à portée. Le sommeil est plus léger à cette altitude ; une mauvaise nuit accompagnée de maux de tête ou de nausées compte parmi les signes à surveiller.

Sécurité

Le mal aigu des montagnes
Maux de tête, nausées, fatigue inhabituelle, vertiges, insomnie : ces signes peuvent apparaître à partir de 2 500 m environ, surtout dans les heures qui suivent une arrivée en altitude. Règle simple : on ne monte pas plus haut, on se repose, on boit. Si les signes persistent ou s'aggravent, on redescend sans attendre à une altitude plus basse et l'on consulte un médecin ; on ne s'auto-médique pas pour continuer à monter.
Les signes graves
Un essoufflement qui persiste au repos, une toux, une confusion, une démarche titubante, une somnolence inhabituelle sont graves : on descend immédiatement, on ne laisse jamais une personne atteinte seule, et l'on appelle le 112.
Ne pas cacher un malaise
Dans un groupe, on dit comment on se sent, et l'on prend au sérieux ce que dit un autre. Un chef de groupe qui s'est fixé un but ne doit pas laisser ce but peser sur la décision de redescendre.
Orage, froid, soleil
À ces altitudes, les orages d'été montent l'après-midi : on part tôt et l'on arrive tôt (que faire en cas d’orage). Le soleil est plus fort (OMS) : lunettes, crème, chapeau. Les nuits sont proches de 0 à 5 °C : polaire, bonnet et vêtements secs.
Eau et alimentation
L'air sec fait perdre de l'eau : on boit régulièrement, et l'on mange même sans appétit. L'eau du refuge est le plus souvent potable, à confirmer avec le gardien ; sinon on la filtre ou on la fait bouillir 3 minutes au-dessus d'environ 2 000 m (repères des CDC).
112

En cas d'accident, appelez le 112, numéro d'urgence européen, joignable depuis un portable même sur le réseau d'un autre opérateur ; en France, le 15, le 18 et le 17 répondent aussi. Dites qui vous êtes, ce qui s'est passé et où vous êtes (ce qu'il faut dire).

Avant de partir : prévenez un proche de l'itinéraire, des lieux de bivouac et de l'heure de retour, et dites-lui quand donner l'alerte ; consultez la prévision de Météo-France la veille et le matin (où la trouver) ; chargez téléphone et batterie. En montagne, les secours sont assurés par les pelotons de gendarmerie de haute montagne (PGHM) et les CRS de montagne.

Réglementation : où dormir, où cuisiner

Les refuges de montagne relèvent de gestionnaires différents (clubs alpins, communes, parcs, privés) : réservation, annulation et paiement dépendent de chacun, et un refuge est gardé sur une période limitée. Dans le cœur d'un parc national, les règles du parc s'appliquent aux abords du refuge : pas de feu, déchets redescendus, chien le plus souvent interdit. Un séjour qui monte au-dessus de 3 000 m ou qui demande des techniques de haute montagne sort de ce cadre : avis médical et guide de haute montagne.

Nos fiches, lues sur les sources officielles et datées :

Les sites officiels, qui font foi :

Les règles changent selon le parc, la commune, la saison et les arrêtés de risque d'incendie : relisez la source officielle avant chaque départ. Toutes nos fiches : bivouac par parc et par massif, camping sauvage pays par pays ; peut-on faire du feu en bivouac ?

Conseils

Une nuit de repos de plus
Si le calendrier le permet, ajoutez une nuit au même refuge : c'est le moyen le plus simple de limiter le risque, et la plus belle journée est souvent celle qu'on passe autour du refuge.
Boire avant d'avoir soif
L'altitude et le vent sec assèchent : un litre au départ, une gorgée à chaque pause, un verre en arrivant. Un thé chaud au refuge est un bon geste.
Noter comment on va
Un petit carnet ou le téléphone : sommeil, maux de tête, appétit, essoufflement. Si ces notes se dégradent d'un matin à l'autre, c'est le signe de rester ou de descendre.

À lire avant de partir

Sortie type rédigée d'après les recommandations de la FFRandonnée, de Météo-France et des parcs nationaux, sans itinéraire précis : adaptez-la à votre terrain, à votre forme et à la météo du jour. Aucun itinéraire n'est sûr par nature. Les liens « Voir sur Amazon » sont des recherches par caractéristiques, pas des recommandations de modèles ; liens d'affiliation, sans surcoût pour vous.

À lire aussi

Questions fréquentes

Comment éviter le mal aigu des montagnes ?

En montant peu à peu : en haute altitude (au-dessus de 2 500 m), la Wilderness Medical Society recommande de ne pas gagner plus de 500 m d'altitude de couchage par jour et de prévoir une journée de repos tous les 3 à 4 jours. On peut monter haut dans la journée et dormir plus bas.

Quels sont les signes du mal des montagnes ?

Maux de tête, nausées, fatigue inhabituelle, vertiges, sommeil perturbé. On arrête de monter, on se repose, on boit ; si les signes persistent ou s'aggravent, on redescend et l'on consulte. Un essoufflement au repos ou une confusion exigent une descente immédiate et le 112.

Que veut dire « monter haut, dormir bas » ?

Monter pendant la journée à une altitude plus haute que celle où l'on dormira, puis redescendre dormir. Le corps reçoit le stimulus de l'altitude, mais la nuit se passe à une altitude plus basse.

Faut-il un avis médical avant un séjour en altitude ?

C'est une question pour votre médecin, surtout si vous avez un problème de santé connu ou si vous prévoyez de monter plus haut que 3 000 m. Notre liste ne donne ni conseil médical ni médicament : elle traite du matériel et du rythme.