Sortie

Bivouac d'été au-dessus de 2 500 m d'altitude

Une nuit sous tente à 2 600 ou 2 700 m en plein été : nuits proches de 0 °C, vent, air plus rare, eau de fonte et règles des parcs. Le couchage à choisir, l'acclimatation et la liste de matériel pesée pour 1 à 4 personnes.

Durée1 nuit (réglable : 1 à 2 nuits)
SaisonÉté
Altitude1800 à 2700 m
DifficultéExigeante
Par jour8 à 12 km · 1000 m D+
Marche5 h par jour
Groupe1 à 4 pers.
Nuit attendue1 °C
Mon sac (0)

Préparer la sortie

Une règle de parc avant le terrain
À cette altitude, on est souvent dans le cœur d'un parc ou dans une réserve. Aux Écrins, le bivouac est permis de 19 h à 9 h, à plus d'une heure de marche d'un accès routier, une seule nuit par site, avec une petite tente qui ne permet pas de se tenir debout (fiche Écrins) ; en Vanoise, seulement en été, près de certains refuges gardés, sur un emplacement réservé, tente montée à partir de 19 h et démontée à 8 h (fiche Vanoise). Lisez la règle avant de choisir le lieu.
S'acclimater avant de dormir plus haut
Dormir à 2 700 m est plus exigeant que de passer la journée à cette altitude. Selon les recommandations de la Wilderness Medical Society, reprises par le National Park Service américain, pour limiter le risque de mal aigu des montagnes en haute altitude (au-dessus de 2 500 m), on ne gagne pas plus de 500 m d'altitude de couchage par jour et l'on prévoit une journée de repos tous les 3 à 4 jours. Concrètement : une première nuit vers 1 800 à 2 200 m (refuge, gîte ou camping), puis le bivouac, plutôt qu'une montée directe de la vallée.
Une nuit proche de 0 °C, même en juillet
La température baisse d'environ 0,65 °C par 100 m : une vallée à 1 000 m à 15 °C la nuit donne à peu près 5 °C à 2 700 m avant le vent et le rayonnement de nuit claire (combien de degrés perd-on en altitude). Notre fiche sac de couchage pour un bivouac d’été en altitude donne, pour une nuit annoncée à 2 °C, un confort de −2 °C ou moins et un matelas de valeur R 3 ou plus.
L'eau, le gaz, le vent
À plus de 2 000 m, l'eau se fait bouillir trois minutes (repères des CDC) si on ne la filtre pas ; le gaz demande une majoration au-dessus de 2 500 m, que notre calculateur applique. Les sources sont rares près du camp : on remplit à un torrent de fonte à l'arrivée et l'on garde une réserve pour le matin. Le vent monte en soirée : on choisit un replat abrité, on haubane chaque point.
Un terrain de repli
Repérez avant de partir où descendre si le temps tourne : un refuge, un col bas, un sentier vers la vallée. La nuit à 2 700 m ne s'improvise pas : une descente de nuit sur un sentier raide est plus dangereuse qu'une nuit d'inconfort.

La liste à cocher, pesée

Cochez ce que vous emportez : les quantités et les poids se recalculent selon le nombre de personnes et de nuits. Le matériel commun (tente, réchaud, trousse) est compté une fois pour le groupe.

Personnes
2
de 1 à 4
Nuits dehors
1
de 1 à 2

Sac et portage4,3 kg

  • 2 × 1,9 kg3,7 kg
  • 2 × 160 g320 g
  • 2 × 120 g240 g

Abri2,5 kg

  • 2,2 kg
  • 200 g

Couchage5,2 kg

  • 2 × 1,6 kg3,3 kg
  • 2 × 550 g1,1 kg
  • 2 × 420 g840 g

Cuisine960 g

  • 120 g
  • 160 g
  • 80 g
  • 30 g
  • 2 × 60 g120 g
  • 450 g

Eau610 g

  • 250 g
  • 2 × 180 g360 g

Vêtements3,6 kg

  • 2 × 380 g760 g
  • 2 × 380 g760 g
  • 2 × 350 g700 g
  • 2 × 200 g400 g
  • 2 × 500 g1,0 kg

Sécurité et santé980 g

  • 280 g
  • 2 × 30 g60 g
  • 2 × 80 g160 g
  • 2 × 220 g440 g
  • 2 × 20 g40 g

Orientation et énergie900 g

  • 2 × 170 g340 g
  • 160 g
  • 2 × 200 g400 g

Hygiène380 g

  • 2 × 150 g300 g
  • 80 g

Divers30 g

  • 30 g

Porté sur soihors sac

  • × 2—
  • × 2—
  • 2 × 450 g900 g
  • × 2—

Consommables calculés6,8 kg

  • Eau au départ2 L par personne, à compléter aux points d'eau4 L4,0 kg
  • Vivres1,5 jour de nourriture sèche par personne, à 450 kcal pour 100 g1,4 kg/pers.2,7 kg
  • Gaz1 × 100 g ; marge de 20 % comprise, poids des cartouches vides en plus90 g90 g

Mêmes règles que nos calculateurs : eau, calories et nourriture (porteur de référence de 70 kg), gaz. Affinez-les avec vos propres chiffres.

Poids de base, par personne9,7 kgtraditionnel
Consommables, par personne3,4 kgeau, vivres, gaz
Sac au départ, par personne13,1 kg19 % d'un porteur de 70 kg
Pour tout le groupe26,2 kg+ 900 g porté sur soi

Poids repères : valeur médiane des fourchettes de nos listes de matériel ; pesez votre propre matériel. Le repère de 20 % du poids du porteur et les classes de poids de base (ultraléger sous 4,5 kg, léger sous 6,8 kg) sont ceux de notre calculateur de poids du sac. « Ajouter la liste à mon sac » envoie votre part (matériel commun divisé par le nombre de personnes) dans Mon sac, où vous cochez au fur et à mesure du rangement.

Le matériel, détaillé

Pourquoi chaque pièce compte, de l'indispensable au confort, et ce qu'il faut regarder en l'achetant :

IndispensableSac à dos de trek de 50 à 65 litresSac et portage · repère 1,9 kg

Plusieurs jours de vivres demandent du volume et, surtout, un portage correct : armature légère, ceinture ventrale qui reprend la charge sur les hanches, dos réglé à votre taille. Essayez-le chargé de 12 à 14 kg avant de l'acheter.

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IndispensableTente de trek 2 places à arceaux croisésAbri · repère 2,2 kg

Au-dessus de 2 500 m, le vent se lève dans la soirée : une tente à arceaux croisés et double toit bas tient mieux qu'un abri léger. Les parcs demandent une petite tente ne permettant pas la station debout.

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IndispensableSac de couchage au confort de −2 °C ou moinsCouchage · repère 1,6 kg

Un après-midi à 14 °C ne dit rien de la nuit à 2 700 m : choisissez le sac sur la température de confort de la norme ISO 23537, avec une marge sous la nuit attendue. Un sac d'été, ici, est un pari sur la météo.

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IndispensableMatelas gonflable isolé (R 3 ou plus)Couchage · repère 550 g

Le sol reste froid même en plein été : visez R 3 au moins, avec un kit de réparation. Un second matelas mousse ajoute sa valeur R.

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IndispensableRéchaud à cartouche à visserCuisine · repère 120 g

Le plus simple pour faire bouillir l'eau du repas et des boissons : il se visse sur une cartouche de gaz à valve (norme EN 417). Pare-vent autour de la casserole, jamais autour de la cartouche.

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IndispensablePopote d'un litre avec couvercleCuisine · repère 160 g

Une casserole d'un litre suffit pour deux ; le couvercle fait gagner du gaz et la poignée repliable évite de se brûler.

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IndispensableFiltre à eau de randonnéeEau · repère 250 g

L'eau d'un ruisseau clair peut être souillée en amont par un troupeau ou un refuge. Un filtre de 0,3 µm ou moins retient bactéries et parasites, pas les virus.

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IndispensableGourdes ou poche à eau (2 à 3 L)Eau · repère 180 g

En altitude on boit plus qu'on ne le croit : le vent sec et l'effort assèchent. Comptez 0,35 à 0,8 L par heure de marche selon la chaleur et la montée, avec une réserve de 0,5 L.

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IndispensableLampe frontale et piles de rechangeOrientation et énergie · repère 170 g

Pour un départ avant l'aube ou un retour tardif : une puissance de 300 lumens environ éclaire un sentier, la lumière rouge préserve la vision de nuit.

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IndispensableCarte au 1:25 000 et boussoleOrientation et énergie · repère 160 g

En haute montagne, le brouillard efface le sentier en quelques minutes : la carte permet de repérer les échappatoires, la boussole de tenir un cap quand l'écran s'éteint.

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IndispensableTrousse de secours légèreSécurité et santé · repère 280 g

Pansements, bande, désinfectant, pansements contre les ampoules, vos médicaments personnels : une trousse pour le groupe, adaptée à la sortie.

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IndispensableCouverture de survie et siffletSécurité et santé · repère 80 g

Une soixantaine de grammes pour se protéger du froid et du vent en attendant les secours, et se faire entendre sans s'épuiser.

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IndispensableLunettes de soleil de catégorie 3 ou 4, crème solaire et stick à lèvresSécurité et santé · repère 220 g

L'OMS rappelle que le rayonnement ultraviolet augmente avec l'altitude, l'air plus mince en absorbant moins, et que la neige le réfléchit : lunettes enveloppantes, crème à renouveler et protection des lèvres sont indispensables au-dessus de 2 500 m.

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IndispensableVeste imperméable et coupe-vent à capucheVêtements · repère 380 g

La couche qui protège de la pluie et du vent doit se mettre sans retirer le sac : capuche réglable couvrant le casque ou le bonnet, ouvertures sous les bras, poches accessibles sous la ceinture.

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IndispensableDoudoune légèreVêtements · repère 350 g

On marche chaud et on s'arrête froid : au sommet, au col, à la pause de midi, la doudoune se glisse sous la veste en une minute. Compressible, elle tient peu de place.

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IndispensableBonnet et gants chaudsVêtements · repère 200 g

À 3 000 m, par vent, le ressenti passe vite sous 0 °C même en été : un bonnet qui couvre les oreilles et des gants chauds se portent au sommet et à l'arrêt.

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IndispensableHaut et chaussettes secs pour la nuitVêtements · repère 500 g

Ce qui a servi à marcher est humide de sueur et refroidit la nuit : des vêtements secs réservés au sommeil, en laine mérinos par exemple, font la différence quand la nuit approche de 0 °C.

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IndispensableChaussures de randonnée montantes à semelle crantéePorté sur soi

Sur pierriers, névés et sentiers raides, une semelle rigide et crantée et une tige qui maintient la cheville comptent plus que le poids. Elles doivent être rodées avant la sortie.

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PratiqueSac étanche intérieur pour le couchageSac et portage · repère 160 g

Une housse de pluie ne protège pas le dos du sac : un sac étanche à l'intérieur garde le sac de couchage et les vêtements de nuit au sec, quoi qu'il arrive.

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PratiqueHousse de pluie pour le sacSac et portage · repère 120 g

Elle protège le tissu du sac de l'eau qui l'alourdit ; elle ne remplace pas un sac étanche pour le couchage et les vêtements secs.

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PratiquePiquets robustes, haubans et sacs de lestageAbri · repère 200 g

Sur sol rocheux, les piquets plient ou ne tiennent pas : cordelette de haubanage, quelques pierres pour caler, et piquets qui peuvent se planter en biais.

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PratiqueMatelas mousse en complémentCouchage · repère 420 g

Glissé sous le gonflable, il ajoute sa valeur R, sert d'assise au camp et évite la nuit sur le sol gelé en cas de crevaison.

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PratiquePare-vent de réchaudCuisine · repère 80 g

Une feuille d'aluminium épaisse autour de la casserole, jamais autour de la cartouche, divise presque par deux le gaz brûlé quand il souffle.

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PratiqueBouteille isotherme (boisson chaude)Cuisine · repère 450 g

Pas de réchaud sur une sortie à la journée : une boisson chaude préparée le matin donne du réconfort au col ou au sommet, et aide à ne pas se refroidir à l'arrêt.

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PratiqueBatterie externe, câble et téléphone chargéOrientation et énergie · repère 200 g

Le téléphone est un moyen d'alerte et de carte ; le froid vide les batteries : on le garde dans une poche intérieure, pas dans le sac.

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PratiquePansements contre les ampoulesSécurité et santé · repère 30 g

Un pansement posé dès la première zone chaude évite l'ampoule ; on les garde à portée, pas au fond du sac.

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PratiqueBâtons de randonnéePorté sur soi · repère 450 g

Ils soulagent les genoux en descente et aident à l'équilibre sur un sentier raide ; sur une neige dure ou un névé, ils ne remplacent ni piolet ni crampons et n'arrêtent pas une glissade.

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Liens d'affiliation, sans surcoût pour vous. Recherches par caractéristiques, pas des recommandations de modèles ; les prix varient selon la saison.

La journée type

  1. 12 h
    Départ depuis le refuge ou la vallée

    On part en début d'après-midi si l'on dort au-dessus de 2 500 m : trois à cinq heures de montée, pas de précipitation. L'eau du soir et du matin est dans les gourdes.

  2. 15 h 30
    Dernière source

    On remplit tout au dernier torrent : eau du repas, des boissons et du petit-déjeuner, filtrée. Chaque litre pèse un kilo : on ne porte pas plus que nécessaire.

  3. 17 h
    Repérage du replat

    On cherche un replat abrité du vent, loin des pierriers et des crêtes, au-delà de la limite d'une heure d'un accès routier dans un cœur de parc, à distance de l'eau. On étudie les nuages.

  4. 19 h
    Montage de la tente

    Dans les parcs qui l'encadrent, la tente se monte à partir de 19 h. Haubans tendus sur chaque point, entrée dos au vent, matelas gonflé, sac de couchage sorti pour qu'il retrouve son gonflant.

  5. 19 h 30
    Repas chaud

    Réchaud sur un sol nu, pare-vent autour de la casserole, repas qui se réhydrate hors du feu. À cette altitude le gaz marche moins bien : la cartouche se garde au chaud.

  6. 21 h
    Avant la nuit

    Vêtements secs de nuit, bonnet, gourde à côté du matelas, bouteille d'eau chaude dans les pieds. Les affaires du lendemain sont rangées ; la frontale est à portée.

  7. 6 h 30
    Réveil

    Petit-déjeuner chaud, tente séchée si le soleil le permet, sac refait. On démonte avant 8 h en Vanoise et avant 9 h aux Écrins. Tour du camp : aucun déchet, aucune pierre déplacée.

Sécurité

Froid de la nuit et hypothermie
Santé publique France parle d'hypothermie sous 35 °C de température du corps. À 2 700 m, un vêtement mouillé, un sac de couchage trop léger ou un matelas isolant insuffisant suffisent à la provoquer. Frissons incessants, gestes maladroits, confusion : on s'isole du sol, on se couvre, on boit chaud et l'on appelle le 112 si l'état ne s'améliore pas. En cas de doute, on redescend de jour.
Orage et vent
Au-dessus de 2 500 m, il n'y a ni arbre ni abri : on annule si des orages sont annoncés dans la soirée ou la nuit. Pris par l'orage, on quitte les crêtes, on s'éloigne de l'eau, on pose bâtons et objets métalliques et l'on s'accroupit ; la tente n'est pas un abri (que faire en cas d’orage). Par vent fort, on démonte la tente plutôt que de risquer qu'elle ne cède.
Mal aigu des montagnes
Maux de tête, nausées, vertiges, fatigue ou insomnie peuvent apparaître la première nuit à 2 700 m. On ne monte pas plus haut, on se repose, on boit ; si les signes persistent ou s'aggravent, on redescend sans attendre et l'on consulte. Une confusion, un essoufflement au repos ou un manque d'équilibre sont des signes graves : descente immédiate et 112.
Eau de fonte et gué
Un petit torrent de fonte peut devenir un obstacle quand la température monte : on remplit à l'arrivée plutôt que de dépendre du matin. L'eau se filtre (0,3 µm ou moins) ou se fait bouillir 3 minutes au-dessus d'environ 2 000 m.
Soleil et chute de pierres
Le rayonnement ultraviolet augmente avec l'altitude : crème, lunettes, chapeau, même par temps voilé. On ne campe jamais sous un pierrier ni sous une paroi : une pierre qui tombe ne prévient pas.
112

En cas d'accident, appelez le 112, numéro d'urgence européen, joignable depuis un portable même sur le réseau d'un autre opérateur ; en France, le 15, le 18 et le 17 répondent aussi. Dites qui vous êtes, ce qui s'est passé et où vous êtes (ce qu'il faut dire).

Avant de partir : prévenez un proche de l'itinéraire, des lieux de bivouac et de l'heure de retour, et dites-lui quand donner l'alerte ; consultez la prévision de Météo-France la veille et le matin (où la trouver) ; chargez téléphone et batterie. En montagne, les secours sont assurés par les pelotons de gendarmerie de haute montagne (PGHM) et les CRS de montagne.

Réglementation : où dormir, où cuisiner

Au-dessus de 2 500 m, la règle est celle du parc : aux Écrins, de 19 h à 9 h, à plus d'une heure de marche d'un accès routier ou de la limite du cœur, une nuit par site, petite tente, feux au sol interdits, petits réchauds à gaz tolérés ; en Vanoise, emplacement réservé près de certains refuges gardés, de 19 h à 8 h ; dans le Mercantour et les Pyrénées, de 19 h à 9 h à plus d'une heure de marche, sans feu. Hors des parcs, il faut l'accord de celui qui a la jouissance du sol, et un arrêté peut interdire le feu.

Nos fiches, lues sur les sources officielles et datées :

Les sites officiels, qui font foi :

Les règles changent selon le parc, la commune, la saison et les arrêtés de risque d'incendie : relisez la source officielle avant chaque départ. Toutes nos fiches : bivouac par parc et par massif, camping sauvage pays par pays ; peut-on faire du feu en bivouac ?

Conseils

Choisir le couchage sur la nuit, pas sur l'après-midi
Une journée à 14 °C ne dit rien de la nuit. Réglez le sac sur la nuit annoncée à l'altitude du camp, ajoutez une marge, et glissez la doudoune dans le sac si la nuit est plus froide que prévu.
Une bouteille d'eau chaude
Remplie d'eau bouillie, bien fermée, glissée dans les pieds du sac de couchage, elle réchauffe pour la nuit et donne de l'eau tiède au réveil. Un geste simple qui change la nuit.
Prévoir une nuit de plus
Si le temps se gâte ou si la nuit est mauvaise, une seconde nuit prévue permet de redescendre sans se presser plutôt que de forcer : décidez à l'avance de ce qui rend la descente préférable.

À lire avant de partir

Sortie type rédigée d'après les recommandations de la FFRandonnée, de Météo-France et des parcs nationaux, sans itinéraire précis : adaptez-la à votre terrain, à votre forme et à la météo du jour. Aucun itinéraire n'est sûr par nature. Les liens « Voir sur Amazon » sont des recherches par caractéristiques, pas des recommandations de modèles ; liens d'affiliation, sans surcoût pour vous.

À lire aussi

Questions fréquentes

Peut-on bivouaquer au-dessus de 2 500 m en France ?

Oui dans le cœur des parcs qui l'autorisent : aux Écrins, de 19 h à 9 h à plus d'une heure de marche d'un accès routier, une nuit par site ; en Vanoise, près de certains refuges, avec emplacement réservé. Hors parc, il faut l'accord du propriétaire et respecter les arrêtés.

Quelle température la nuit à 2 700 m en été ?

Elle est souvent proche de 0 à 5 °C : la température baisse d'environ 0,65 °C par 100 m et la nuit claire refroidit davantage. Notre fiche donne, pour 2 °C annoncés, un sac de confort −2 °C ou moins et un matelas de valeur R 3 ou plus.

Comment éviter le mal aigu des montagnes lors d'un bivouac en altitude ?

En montant progressivement : en haute altitude (au-dessus de 2 500 m), on ne gagne pas plus de 500 m d'altitude de couchage par jour et l'on prévoit une journée de repos tous les 3 à 4 jours, d'après la Wilderness Medical Society. Si des signes apparaissent, on ne monte plus et l'on redescend s'ils persistent.

Faut-il un réchaud spécial pour le bivouac en altitude ?

Un réchaud à cartouche suffit en été, avec un pare-vent autour de la casserole, tant que le gaz reste au chaud. Le froid et l'altitude font baisser son rendement : notre calculateur majore la quantité de gaz.